Bénévoles sur un site de compostage à Lyon Part-Dieu : une semaine côté coulisses

Dans le 3e arrondissement, entre Part-Dieu et Voltaire, on croise des bacs de compostage partagé au détour d’une résidence, d’une placette, d’un jardin. De loin, ça semble simple : on vient déposer ses déchets de cuisine, puis on repart. Pourtant, si le compost « prend », c’est parce qu’une équipe suit le site, régulièrement, sans bruit. On va vous parler dans cet article de ce que l’on connait, le compostage partagé accessible à tous : en copropriété, chaque composteur a ses propres règles de fonctionnement, ses propres référents !

Un site de compostage partagé, c’est un point de proximité géré avec des règles claires pour éviter les écueils. On y transforme ses biodéchets en compost, sur place, avec des apports triés et des matières sèches. Chaque utilisateur de composteur est un adhérent de l’association, et l’association compte sur une équipe de bénévoles pour s’assurer que chaque composteur fonctionne bien : les bénévoles servent de repères, parce qu’ils organisent, expliquent, et corrigent les petits écarts avant qu’ils ne deviennent des problèmes.

Dans cet article, on décrit une semaine type côté coulisses. On parle de tâches concrètes, de temps réel (souvent 10 à 30 minutes), et de ce que ça change pour les habitants du quartier. Et on comprendra que si la charge de travail n’est pas colossale, le rôle de nos référents n’en est pas moins essentiel pour un fonctionnement optimal de chaque site !

Retournement au composteur Briand

Ce qu’on fait vraiment sur un site de compostage partagé à Lyon, au-delà de déposer ses déchets

Un composteur en bacs fonctionne avec quelques principes stables. D’abord, on dépose des déchets de cuisine acceptés (épluchures, marc de café, sachets de thé sans agrafe, restes végétaux). Ensuite, on ajoute une matière sèche structurante (le plus souvent : du broyat de bois). Ce mélange évite le « paquet humide » qui sent mauvais au bout de quelques jours.

Puis, on brasse, de temps en temps. On ne cherche pas la performance. On cherche un mélange homogène, aéré, ni détrempé, ni sec. Enfin, on laisse maturer. Le contenu passe d’un bac de dépôt à un bac de maturation, puis il devient un compost utilisable. Ces trois lignes prennent environ un an, autant dire qu’on ne surveille pas chaque bac en temps réel, mais qu’on vérifie de temps à autre que tout va bien, certes un peu plus souvent au niveau du bac de dépôt.

Dans ce cadre, le rôle bénévole ne se limite pas au geste de tri. Il se répartit, en pratique, en quelques fonctions simples, selon la taille du site et l’équipe disponible :

  • Référent de site : point de contact, suivi, coordination, lien avec les partenaires et les autres composteurs de l’association.
  • Contrôles courts : contrôle visuel, ajout de broyat, petit brassage si besoin.
  • Accueil et explications : accompagnement des nouveaux, rappel des règles, réponse aux questions.
  • Suivi et traces : notes d’observation, besoins en structurant, signalement d’un bac plein, remontées statistiques du site via le service LogiProxi de la Métropole.

On garde aussi en tête trois vigilances, parce qu’elles reviennent dans tous les quartiers : odeurs, moucherons, et nuisibles (dont les rats). La bonne nouvelle, c’est qu’on évite la plupart des soucis avec des gestes réguliers et un site propre.

Un composteur bien suivi, c’est rarement une question de « force ». C’est surtout une question de rythme, de méthode, et de clarté dans les consignes.

L’Association Vol’Terre Part-Dieu, un cadre simple et local

On agit dans un cadre associatif de quartier. Vol’Terre Part-Dieu a été fondée en 2013, à l’initiative du conseil de quartier Voltaire Part-Dieu. L’association a commencé avec un composteur, puis deux, trois, quatre et jusqu’à six. Ensuite, le nombre est redescendu à quatre, suite au COVID puis au déploiement progressif des bornes à compost sur le quartier.

Ce changement a eu un effet direct : l’usage des bacs partagés est devenu l’affaire des habitants les plus motivés par la démarche. On y vient pour un traitement en circuit court, pour apprendre, et pour participer à un réemploi local du compost, quand les conditions sont réunies.

On reste sur une logique de proximité. On gère des sites à taille humaine. On privilégie des règles faciles à suivre, parce que le site est utilisé par des profils variés, avec des habitudes différentes, des contraintes personnelles propres à chaque foyer.

Couche après couche, des semaines de compost
Couche après couche, des semaines de compost

Notre responsabilité auprès des habitants, accueillir, expliquer, rassurer

La technique compte quand on composte, certes, mais la dimension humaine compte tout autant. On accueille des personnes qui débutent, des habitants pressés, des familles, des seniors, et aussi des curieux qui n’ont jamais composté. Donc, on explique sans jargon et sans jugement.

Dans la pratique, on utilise des phrases simples, qu’on répète souvent, parce qu’elles évitent les erreurs :

  • « Ici, on met les épluchures, et on ajoute une poignée de broyat. »
  • « Si ça colle et que ça brille, on met plus de matière sèche. »
  • « Les sacs, même « compostables », on les évite. On vide le contenu, c’est mieux. »
  • « En cas de doute, on laisse de côté et on demande. »

On rassure aussi sur les « petits ratés ». Une erreur de tri arrive. Un oubli de broyat arrive. L’objectif, c’est de corriger vite, et de garder une ambiance sereine sur le site. Le déposant suivi corrige la petite erreur du précédent et… tout va bien !

Les tâches invisibles qui font que le compost marche

Une grande part du travail reste invisible. On ne passe pas des heures sur place. En revanche, on passe souvent « juste ce qu’il faut », au bon moment.

Lors d’une visite courte, on vérifie d’abord le bon bac. Le bac de dépôt reçoit les apports récents, le bac de maturation repose. Ensuite, on contrôle le mélange : présence de broyat, humidité, odeur. Si besoin, on ajoute du structurant, puis on mélange sur quelques coups de fourche ou de griffe.

On garde aussi un œil sur l’environnement. On ramasse les déchets tombés, on referme correctement, on vérifie le cadenas quand il existe. Enfin, on note ce qu’on observe (bac presque plein, manque de broyat, affichage décollé). Cette régularité évite les interventions lourdes. Dans le bac de repos, on jette un oeil à l’éventuelle croûte de surface.

Bac de matière sèche du composteur Bir Hakeim
Bac de matière sèche Bir Hakeim

Notre semaine type, du lundi au dimanche, sans permanence imposée

On fonctionne sans permanence fixe, ce qui laisse de la liberté. En contrepartie, on se répartit des visites courtes. Une semaine type dépend du volume d’apports, de la saison, et de la météo. Malgré tout, on retrouve une logique stable : on surveille plus après les pics (week-ends, vacances, périodes de déménagement), et on intervient dès qu’un bac se déséquilibre.

En général, une visite dure entre 10 et 20 minutes. Quand on organise un transfert ou une récolte, on prévoit plus long, et on vient à plusieurs. On reste sur du concret, avec des objectifs simples à chaque passage, car on sait que le planning de chacun est chargé.

Dans la semaine : gestion des apports et suivi du mélange

En début de semaine, on fait souvent un contrôle après les apports du week-end. On ouvre, on regarde le niveau, et on vérifie la propreté autour du bac. Si le bac de dépôt est très rempli, on anticipe : soit on brasse, soit on prépare un transfert prochain.

Au milieu de semaine, on se concentre sur l’équilibre du mélange. Un compost trop humide se repère vite : il colle, il forme des blocs, et l’air circule mal. Un compost trop sec se repère aussi : il reste fibreux, il se décompose lentement, et il y a peu de chaleur.

Dans les deux cas, on agit simplement. Si c’est trop humide, on ajoute du broyat et on mélange. Si c’est trop sec, on brasse et on attend, car les apports de cuisine ré-humidifient souvent le tout. On vérifie aussi les odeurs. Une odeur forte signale presque toujours un manque de matière sèche, ou un excès de déchets « mous ».

Enfin, on contrôle les « détails qui comptent » : stock de structurant, état de l’affichage, présence d’un seau, fermeture des couvercles. Ces points évitent beaucoup de dérives.

Retournement au composteur Bir Hakeim avec les usagers du site.

Fin de semaine, moment clé : accueil, animations, et parfois récolte

En fin de semaine, la fréquentation augmente souvent, bien qu’on n’arrive pas à établir de suivi de la fréquentation au jour le jour pour en être sûr. Beaucoup déposent en allant au marché, ou au tout début d’une balade en direction d’un parc voisin avec les enfants. Comme on n’impose pas d’horaires, chacun passe selon ses contraintes. Toutefois, on sait que le vendredi et le samedi sont des jours où l’accueil informel fonctionne bien quand on a la chance de pouvoir croiser ses voisins.

C’est aussi la période où on organise, quand c’est nécessaire, des actions plus « mécaniques ». Le retournement (transfert du contenu d’un bac à l’autre) fait partie des moments clés. On le fait quand le bac de dépôt arrive à saturation, et quand l’équipe est disponible. On gagne alors en place, et on relance l’aération. Les emails et groupes Whatsapp permettent de mobiliser les forces disponibles autour de l’opération de retournement.

La récolte et le tamisage, eux, n’ont pas de fréquence fixe. Tout dépend de la vitesse de remplissage, de la saison, et de la qualité du tri. Quand le compost est mûr, on le reconnaît à son aspect sombre, grumeleux, et à son odeur de sous-bois. Ensuite, on peut le distribuer ou le ré-employer localement, selon les usages du site et les besoins du quartier. Les jardinières raffolent du compost mûr, il faut dire qu’il est produit avec passion et récolté avec amour par les adhérents de l’association qui en ont besoin.

Week-end : coordination légère, messages, et coup de main ponctuel

Le week-end, on garde une coordination simple. On échange via nos groupes de discussion WhatsApp et Signal. On envoie une photo si un bac est plein. On signale un manque de broyat. On se met d’accord pour une action rapide si nécessaire.

C’est aussi le moment des petits coups de main, selon la saison. À l’automne, on peut ramasser des feuilles mortes, car elles servent de matière sèche. Par temps venteux, on récupère des petits déchets portés autour des bacs. En hiver, on vérifie surtout l’humidité, car la pluie peut saturer certaines zones si les couvercles sont mal remis.

Cette organisation souple permet de s’engager à son rythme. On peut faire une visite par semaine. On peut aussi être en renfort lors des transferts. L’important, c’est la continuité collective, et les référents sont moteurs dans cet effort commun pour garder du lien !

Les situations délicates qu’on gère, et comment on garde un site propre et serein

Un composteur partagé reste un lieu public de proximité. Donc, on rencontre parfois des écarts, des incompréhensions, et des aléas. On les gère avec des règles simples, et un objectif constant : garder un site propre, lisible, et acceptable pour les riverains qui passent à proximité.

Surtout, on évite de dramatiser : une petite odeur ne veut pas dire que « tout est raté ». Un sac plastique trouvé ne veut pas dire que « les gens s’en fichent ». Souvent, il manque juste un rappel, ou un peu de structurant.

Quand la situation dépasse l’équipe sur place, on demande de l’aide. C’est une règle saine. Elle évite l’épuisement bénévole, et elle protège le site sur la durée. De ce point de vue là, le soutien de la mairie du 3e, qui met à disposition l’espace de plusieurs de nos composteurs, et celui de la Métropole, qui gère tout le dispositif de compostage de proximité d’une main de maître, sont des atouts majeurs et on les remercie d’être toujours là pour nous.

L'équipe de costauds se prépare pour le retournement.
L’équipe de costauds se prépare

Odeurs, moucherons, et compost trop humide, nos gestes qui changent tout

Quand un site dégage une odeur ou attire des moucherons, on agit vite, avec des gestes ciblés :

  • Ajouter du broyat : il absorbe l’humidité et remet de l’air dans le mélange. En cas d’invasion de moucherons, on crée une pellicule de broyat.
  • Brasser sur la zone fraîche : on casse les poches humides, donc on réduit la fermentation anaérobie.
  • Couvrir les apports récents : une couche de matière sèche limite les moucherons et les odeurs.
  • Limiter les apports « à risque » (en quantité) : par exemple, des restes très mous, car ils humidifient trop.
  • Vérifier la pluie et les couvercles : un bac qui prend l’eau se déséquilibre vite.

On reste pragmatiques. Un bon réflexe consiste à traiter le problème comme un déséquilibre « humide/sec », plutôt que comme une faute individuelle.

Erreurs de tri et conflits, comment on recadre sans braquer

Les erreurs de tri arrivent surtout par méconnaissance. Donc, on privilégie une méthode courte : repérer, expliquer, puis remercier. Sur place, on commence par retirer l’intrus visible, si c’est possible. Ensuite, on renforce l’information, avec un affichage propre et lisible, et on complète d’une info diffusée à tous quand c’est utile.

Le face à face aide souvent, parce qu’il humanise la règle. On peut dire : « On a trouvé des emballages, on te montre ce qui va au bac ? » Le ton compte autant que le contenu. On reste calmes, et on évite les remarques générales.

Quand une confusion revient souvent, on outille. Un panneau « top 10 des erreurs » aide. Des pictos simples aident aussi, surtout pour les nouveaux habitants. Avec le temps, le site devient plus stable, car les usages se fixent.

Comment on devient bénévole, et ce que ça change pour le quartier Part-Dieu

Le bénévolat sur un site de compostage à Lyon Part-Dieu reste accessible. On n’attend pas une expertise. On attend une présence régulière, même courte, et le respect des règles communes. On accueille des profils variés, car les besoins le sont aussi : suivi, communication, rangement, et parfois animation.

Au quotidien, l’effet se voit vite car un référent crée le lien entre les usagers par ses propres capacités de communication. Un site suivi reste propre. Les dépôts sont mieux triés. Le compost mûrit mieux. Les riverains se plaignent moins de mauvaises odeurs et la fréquentation du site permet d’éviter l’installation de rongeurs. Les habitants se parlent plus facilement, car le composteur devient un point de rencontre discret, quand on arrive à se caler avec ses voisins pour déposer ses déchets.

Les jardiniers mobilisés sur la parcelle du Composteur Voltaire.
dav

Le rôle de référent de site

Le référent sert de relais. Il coordonne, sans tout porter. Il rappelle les règles, organise les actions à plusieurs, et fait le lien avec les partenaires quand il faut. Ce rôle aide à stabiliser l’équipe, parce qu’il donne un point de contact clair.

La Métropole de Lyon propose des formations gratuites sur une demi-journée pour devenir référent et cela permet tout de suite de se retrouver avec des ressources concrètes et des bonnes pratiques, fruits de la belle expérience acquise depuis le lancement de l’initiative compostage. Ensuite, l’association accompagne la prise en main, avec des conseils, des retours d’expérience, et un appui en cas de difficulté. On reste sur une logique de montée en autonomie plus ou moins progressive selon les profils, mais en général cela se passe plutôt bien !

Le temps à prévoir, les compétences utiles, et comment on est formés

On peut commencer avec peu de temps. Dans beaucoup de cas, 20 minutes par semaine suffisent pour une tournée simple, si l’équipe se répartit les passages. Pendant les périodes chargées, on adapte. On peut venir à deux, et réduire l’effort individuel.

Aucun pré-requis n’est demandé. On apprend vite, parce que les gestes sont répétitifs. On retient surtout trois bases : ajouter du structurant, couvrir les apports, et brasser quand le mélange se tasse. Ensuite, on gagne en assurance, parce qu’on reconnaît les signes (humidité, odeur, niveau du bac).

On prévoit aussi un cadre de transmission. Un bénévole débutant ne reste pas seul. On explique sur place, et on répond aux questions via nos canaux de coordination.

Ce qu’on gagne tous, moins de déchets, plus de lien, un compost local

Pour un habitant du 3e, le bénéfice le plus visible reste la réduction des ordures. On détourne une part des déchets de cuisine de la poubelle grise. On améliore aussi la propreté, parce qu’un site suivi incite au respect.

Le gain social existe aussi, même sans grands discours. On reconnaît des voisins. On échange une astuce. On se passe un sac de broyat. Avec le temps, le composteur devient un équipement de proximité, géré par les habitants, pour les habitants.

On voit ce fonctionnement sur plusieurs sites du quartier. Par exemple, les équipes des composteurs Sainte Marie Perrin et Bir Hakeim veillent sur leurs bacs, avec une organisation simple et régulière. Ce sont des gestes modestes, mais ils changent l’ambiance du lieu.

Oh le beau compost !

Pour finir, ce qu’on retient d’une semaine de bénévolat au composteur

Sur une semaine type, on alterne des visites courtes, un peu de suivi, et de l’accueil informel. On surveille l’équilibre (humide, sec, aération), on garde le site propre, et on transmet des consignes simples.

Au final, chaque geste régulier évite une intervention lourde plus tard. Si vous souhaitez avancer, deux étapes suffisent : venir déposer en respectant les règles, puis poser une question sur place ou à l’association. Enfin, on remercie la Métropole pour l’accompagnement, notamment sur la formation des référents et la gestion des sites, et on invite les habitants non adhérents à nous rejoindre via le formulaire d’inscription.

L’hiver au compost à Lyon : ralentissement normal, bons réflexes, et gestes utiles par temps froid ou très humide

Composter à Lyon en hiver

Dans le 3e arrondissement autour de la Part-Dieu comme ailleurs dans Lyon, on composte souvent à quelques rues de chez soi, sur un site partagé. En hiver, on observe presque toujours la même chose : le compost « bouge » moins. Ce n’est pas un échec ni un problème, c’est un rythme saisonnier car un composteur est un milieu vivant. Quand l’air se refroidit, quand la pluie s’installe, quand les apports arrivent plus humides, l’activité biologique ralentit.

Ce ralentissement peut inquiéter, surtout quand on voit des épluchures encore reconnaissables, une surface plus compacte, une humidité qui s’accumule et un volume dans le bac de dépôt qui diminue moins vite que les apports. Dans la majorité des cas, le site continue de fonctionner. On peut composter toute l’année, à condition d’adapter quelques gestes simples.

Dans cet article, on explique ce qui se passe réellement dans un composteur lyonnais en hiver, comment distinguer le normal de l’anormal, et quoi faire en cas de froid, de gel ou de forte pluie.

👉🏻 Pour rejoindre un site près de chez vous, on peut aussi se pré-inscrire gratuitement afin d’être orienté vers le composteur de l’association le plus proche.

Comprendre ce qui se passe dans un composteur quand il fait froid à Lyon

En hiver, le compost ralentit parce que les organismes qui transforment les déchets (bactéries, champignons, petites bêtes du sol) travaillent moins vite au froid. On peut se représenter ça comme une pâte à pain : quand la cuisine est fraîche, elle lève plus lentement. Le compost fait pareil. Il continue, mais il prend son temps.

À Lyon, on a souvent une alternance de pluies plus ou moins intenses, de brouillard, de nuits froides, parfois un gel bref, bien qu’aucun hiver ne ressemble tout à fait au précédent avec parfois de grands écarts de températures. Cette météo agit sur trois points : la température, l’humidité, et l’air dans le mélange. Quand l’un de ces points bascule, on change de rythme.

Les bacs à compost au composteur Bir Hakeim (place Bir Hakeim) : ouverts été comme hiver.

L’hiver met aussi en évidence les écarts de pratiques. Dans un compost partagé, chacun apporte des matières différentes, avec des quantités variables et d’ailleurs vous constaterez avec la pratique que vous ne jetez pas autant, ni tout à fait la même chose, en hiver ou en été. C’est normal, mais cela demande des repères communs.

On retient une idée simple : l’hiver n’arrête pas le compostage, il le rend plus sensible à l’excès d’eau et au manque d’air. On observe alors plus souvent des apports visibles, une décomposition en surface plus lente, et une texture moins « grumeleuse ». Tant que l’odeur reste correcte et que le bac ne se gorge pas d’eau, on est souvent dans un fonctionnement normal.

Température, humidité, oxygène, les trois leviers qui changent en hiver

La température est le premier frein. Quand le bac refroidit, les micro-organismes consomment moins. Le mélange chauffe aussi moins, car la « chaleur du compost » vient de cette activité. En hiver, on a donc un cercle logique : moins d’activité, moins de chaleur, et une transformation plus lente. Tout ce petit monde à l’intérieur des bacs vit à un rythme ralenti.

L’humidité est le second point sensible. Les apports de saison (agrumes, salades, fruits) contiennent beaucoup d’eau. La pluie ajoute une humidité extérieure, surtout si le couvercle est mal fermé ou si une protection a bougé. Trop d’eau remplit les petits espaces d’air. Le compost se tasse, il respire moins, et il peut sentir mauvais.

L’oxygène est le troisième levier. On n’a pas besoin de retourner un bac en permanence, mais on a besoin d’un mélange qui garde des vides. Les matières dites « brunes » (structurantes et sèches) jouent ce rôle : elles évitent le bloc compact, elles créent des passages d’air, elles absorbent une partie de l’humidité, et donc préviennent les problèmes liés aux odeurs. À Lyon, quand une semaine pluvieuse suit une période froide, on voit vite la différence entre un bac alimenté avec du sec et un bac nourri presque uniquement d’épluchures.

Le bac d'apport accueille les déchets des usagers. L'hiver, le processus de transformation est plus lent.

Ce qui est normal, et ce qui ne l’est pas (odeurs, moucherons, compost détrempé)

En hiver, certains signes sont fréquents et ne demandent pas d’action lourde : des morceaux visibles plus longtemps, une activité moins « chaude », des vers présents (c’est plutôt bon signe), et une surface qui semble stable. On peut aussi voir un peu de condensation sous le couvercle, surtout quand il fait humide.

D’autres signaux demandent un ajustement, parfois rapide. Pour clarifier, on peut se servir d’un repère simple « si… alors… » :

Si on observe…On l’interprète souvent comme…On fait quoi, tout de suite ?
Odeur d’œuf, de soufreManque d’air, excès d’eauOn ajoute du sec, on évite de tasser, on recouvre correctement
Odeur d’ammoniaque (piquante)Trop de matières très « vertes » d’un coup, mélange insuffisantOn équilibre avec du brun, on réduit les apports massifs, on brasse plus
Compost très détrempé, aspect « boue »Eau de pluie, apports trop humidesOn met plus de structurant sec, on vérifie couvercle et protection
Moucherons ponctuelsApports exposés, recouvrement insuffisantOn enfouit ou on recouvre mieux avec plus de matière sèche, on ferme le couvercle
Matières qui restent visibles plusieurs semainesRalentissement saisonnierOn coupe plus petit, on ajoute du sec et… on patiente

Si l’odeur forte persiste malgré deux ou trois dépôts bien recouverts, ou si le bac semble saturé d’eau, on passe à une gestion plus active, décrite plus bas, ou on alerte un référent du site.

Les bons réflexes au quotidien dans un compost partagé en période de froid

En période froide, les bons résultats viennent d’habitudes simples, répétées, et partagées. On vise un mélange équilibré, une fermeture correcte du bac, et un recouvrement systématique. Ces gestes paraissent modestes, mais en compostage collectif, ils font la différence, car ils évitent que la météo et les apports irréguliers ne prennent le dessus.

Le point le plus important reste l’équilibre entre matières « vertes » (humides, riches en eau) et matières « brunes » (sèches, structurantes). En hiver, les verts dominent souvent. On cuisine des soupes, on épluche plus, on apporte des fruits abîmés. Si on n’ajoute pas assez de brun, le compost se compacte. Et un compost compact, en hiver, s’oxyde mal.

On insiste aussi sur un détail concret : refermer le couvercle. Ce n’est pas un geste de politesse, c’est une mesure de fonctionnement. Le couvercle limite l’entrée d’eau, réduit les nuisibles, et stabilise l’humidité. Sur un site partagé, on ferme à chaque passage, même si on reste deux minutes.

En dehors des dépôts, les bacs du composteur Sainte Marie Perrin sont fermés, cadenassés.

Ce qu’on met, ce qu’on évite, et pourquoi ça compte encore plus en hiver

On peut continuer à apporter les matières habituelles, y compris en hiver, tant qu’on respecte les règles du site et qu’on équilibre avec du sec. Dans notre fonctionnement, on accepte les apports suivants, car ils se compostent bien et restent gérables en bac partagé :

  • Acceptés : toutes les épluchures (y compris agrumes), marc de café et thé, boîte d’œufs déchirée, coquilles d’œufs bien écrasées, fruits et légumes trop abîmés, fleurs et feuillages.
  • Refusés : restes de repas cuits, produits laitiers, coquillages (et, pour éviter les surprises, on laisse aussi les « couteaux et économes » à la maison).
Mémo du compostage collectifTéléchargez le Petit Mémo du compostage collectif au format PDF, mis à disposition par la Métropole Grand Lyon.

Ces refus ne sont pas symboliques. Les restes cuits et les produits laitiers augmentent le risque d’odeurs, attirent davantage les nuisibles, et peuvent déséquilibrer le bac, surtout quand le froid freine la dégradation. Les coquillages, eux, se dégradent très lentement, et ils n’apportent pas ce qu’on cherche dans un composteur de quartier.

Enfin, on garde un geste utile, même quand il fait froid : couper en petits morceaux. Un déchet plus petit offre plus de surface aux organismes. La transformation reste lente en hiver, mais elle repart plus facilement.

Le geste qui change tout : ajouter du “sec” à chaque dépôt

Le recouvrement avec une matière sèche n’est pas une option, c’est la règle qui stabilise le compost ,encore plus en hiver. Sur site, on utilise en général du broyat (petits copeaux disponibles dans notre bas de matière sèche, régulièrement alimenté par la Métropole) et, selon les consignes au cas par cas et leur disponibilité, des feuilles sèches ramassées à l’automne. Plus rarement, du carton brun non plastifié, déchiré en morceaux, peut aussi servir de structurant, mais nous préférons recycler les cartons dans les poubelles jaunes de tri sélectif.

On peut se donner une règle simple, facile à appliquer : une poignée de sec pour une poignée de frais (50/50 l’hiver selon l’humidité, contre 30/70 en temps normal). Si l’apport est très humide (agrumes, salade, fruits mous), on augmente un peu la part de sec. L’objectif n’est pas de « sécher » le bac, mais de garder des espaces d’air et d’éviter la couche humide continue qui fermente et cause les odeurs.

Ce geste agit sur trois points en même temps : il limite les odeurs, il protège contre les moucherons, et il rend le compost moins sensible aux épisodes pluvieux. Et, dans un compost partagé, il a un effet collectif : quand chacun recouvre, le bac reste stable, même si les apports varient.

La matière sèche, ici du broyat, complément indispensable de tout apport de déchets au composteur

Pluie forte, gel, et bacs trop humides, quoi faire sans tout compliquer

À Lyon, l’hiver combine souvent pluie et froid. On a alors des situations typiques : un bac qui se gorge d’eau, un couvercle mal repositionné après un passage, un broyat qui s’humidifie vite, ou un gel nocturne qui rend les matières plus rigides. Dans ces cas, on évite les gestes extrêmes. On ne vide pas un bac « pour voir ». On ne retourne pas tout sans cadre. On fait simple, ciblé, et on observe sur quelques dépôts.

Il y a aussi une règle de fonctionnement utile en compost partagé : quand un problème dépasse un geste individuel, on alerte un référent, ses coordonnées figurent sur la notice d’info au composteur, ou on prend contact avec l’association. Exemples : couvercle abimé, bac bloqué, forte présence d’eau, odeurs fortes persistantes, stock de matières sèches au plus bas. Un message rapide évite que la situation dure, et si on anticipe c’est encore mieux.

Après une grosse pluie : comment rattraper un compost détrempé

Après un épisode pluvieux, le compost peut devenir lourd, luisant, collant. Cela a peu de chances d’arriver avec le matériel mis à disposition par la Métropole en raison du couvercle qui protège les bacs d’apport, mais sait-on jamais. L’air circule moins, et l’odeur peut évoluer. Dans ce cas, on suit une marche à suivre courte, sans tout remuer :

  1. On vérifie le couvercle et la protection du bac (bonne fermeture, pas de jour, pas d’obstacle).
  2. On augmente la part de structurant sec à chaque dépôt, en visant un recouvrement net, visible. Le structurant va absorber l’excès d’humidité
  3. On mélange légèrement la couche du dessus, sur quelques centimètres, pour réintroduire de l’air, mais sans toutefois retourner l’ensemble afin de ne pas destabiliser l’équilibre bactérien et macrobiologique.
  4. On évite les gros apports d’un coup pendant quelques jours, on privilégie des dépôts plus petits ou au moins on étale bien ses apports en surface.

Les signes de retour à la normale sont simples : moins d’odeur, une texture qui redevient plus grumeleuse en surface, et des apports qui se mélangent mieux au sec. Si l’eau reste visible, ou si l’odeur s’installe malgré le sec, on alerte un référent, car une action collective peut être nécessaire (ajout important de structurant, vérification du site, adaptation des consignes).

Le bac de repos du compost mûr reflète la bonne santé du composteur du dépôt à la récolte !

En cas de gel : faut-il arrêter d’apporter, isoler, ou simplement patienter ?

En cas de gel, on n’a pas besoin d’arrêter automatiquement. On peut continuer à composter, avec des apports en petites quantités, et un recouvrement plus soigné. Le gel fige temporairement, puis la transformation reprend quand la température remonte. Dans le 3e arrondissement, ces épisodes sont souvent courts, même s’ils se répètent quelques fois en saison hivernale.

On suit une logique simple :

  1. On dépose une petite quantité de matières, idéalement coupées finement.
  2. On recouvre généreusement de sec, pour limiter l’humidité en surface et garder de l’air.
  3. On ne tasse pas. Tasser chasse l’air, et l’air est déjà plus rare en hiver.
  4. On ferme correctement, pour limiter l’entrée d’eau et les variations.
  5. On observe. Si le gel dure, on réduit les apports plutôt que de forcer.

On signale au référent si le couvercle est bloqué, si une pièce est cassée, ou si une odeur forte persiste après plusieurs dépôts recouverts. Dans un compost partagé, ces alertes servent surtout à maintenir un cadre commun et à éviter que le bac se dégrade sans suivi. Surtout que certaines opérations d’entretien peuvent prendre du temps en termes d’organisation avec les intervenants concernés.

Conclusion

En hiver à Lyon, le compost ralentit, c’est un fonctionnement attendu. On garde le cap avec trois repères : équilibre entre frais et sec, recouvrement systématique, couvercle fermé à chaque passage. En cas de forte pluie, on renforce le structurant et on limite les apports trop humides d’un coup. En cas de gel, on continue sans problème, et si possible en petites quantités, sans tasser, puis on laisse le temps faire son travail. Et on reste strict sur les apports refusés, car l’hiver amplifie vite les odeurs et les nuisibles.

Si vous habitez le 3e, secteur Part-Dieu, et que vous souhaitez participer à un compostage partagé, vous pouvez rejoindre la liste d’attente du composteur pour être orienté vers la solution la plus proche.

Qu’est-ce que le compostage, et comment le pratiquer à la Part-Dieu

Un des composteurs de l'association Vol'Terre Part-Dieu

À la maison, une grande part de nos déchets n’est pas « sale » au sens où on l’entend souvent. Beaucoup de restes de cuisine sont surtout de la matière organique, donc une ressource qui peut retourner au sol. C’est le principe du compostage.

À la Part-Dieu, nous vivons souvent en appartement, avec peu de place, et une envie simple d’agir à notre échelle. Bonne nouvelle, le compostage à Lyon ne se limite pas aux maisons avec jardin. On peut composter chez soi (selon l’espace), rejoindre un site partagé de quartier, et utiliser aussi les bornes de la Métropole comme option complémentaire, sans opposer les solutions.

Dans cet article, nous expliquons ce qu’est le compostage, ce qui se passe dans le bac, ce qu’on peut y déposer, et comment démarrer simplement, avec des repères adaptés à notre quotidien de quartier.

Le compostage, c’est quoi exactement, et qu’est-ce qui se passe dans le bac

Le compostage, c’est une décomposition naturelle, contrôlée, de matières organiques (souvent nos déchets alimentaires, parfois des végétaux) pour obtenir, au bout de quelques mois, un produit stable qui ressemble à un terreau foncé. Il a une odeur de sous-bois, il s’émiette, et il sert à nourrir le sol.

Ce point est important: composter n’est pas laisser pourrir. Dans un composteur, on cherche un mélange équilibré, avec de l’air, une humidité correcte, et des apports variés. Autrement dit, on ne fait pas « une poubelle humide » qu’on ferme. On met en place des conditions qui permettent aux micro-organismes de travailler correctement.

On peut se représenter le bac comme une recette simple: si on met seulement des épluchures et des restes humides, ça se tasse, ça manque d’air, ça sent vite mauvais. Si on ajoute aussi de la matière sèche (broyat, feuilles mortes, carton brun), la texture devient plus aérée, l’odeur reste neutre, et la transformation se fait mieux.

Le résultat final, le compost, sert en pratique à:

  • améliorer la structure d’un sol (même en jardinières),
  • nourrir les plantes de façon progressive,
  • limiter l’usage de terreaux et d’engrais achetés.

Pour une définition institutionnelle et les grands repères, nous pouvons aussi consulter la page de la Métropole, explication du compostage et de ses objectifs, qui reprend les bases et les solutions possibles selon les situations.

Décomposition naturelle, avec de l’air, des petites bêtes, et un bon mélange

Dans un composteur, l’oxygène est un acteur discret, mais central. Sans air, la matière se dégrade mal, elle fermente, et les odeurs apparaissent. Avec de l’air, on favorise une décomposition dite aérobie, plus stable et plus agréable.

Qui travaille, concrètement ? Surtout des bactéries et des champignons, invisibles mais très actifs. Selon le type de compostage, on peut aussi trouver des insectes, des cloportes, et parfois des vers. Leur rôle est simple: fragmenter, digérer, transformer.

Trois paramètres font la différence au quotidien:

  • L’humidité: trop mouillé, ça se compacte; trop sec, ça bloque.
  • La structure: plus c’est aéré (grâce au broyat et au carton), mieux ça avance.
  • Le mélange: un brassage ponctuel, ou au minimum une alternance d’apports, évite les zones compactes.

La vitesse varie selon la saison, la taille des morceaux (plus c’est petit, plus c’est rapide), et la régularité des apports. En hiver, c’est souvent plus lent, c’est normal.

Les bénéfices concrets pour nous, nos poubelles, et le quartier

Le compostage n’est pas une idée abstraite. Dans un immeuble, et à l’échelle d’une rue, on voit vite des effets pratiques. On retient en général ces bénéfices, simples et mesurables au quotidien:

  • Moins d’ordures résiduelles: une part importante de la poubelle grise peut sortir du flux classique.
  • Moins d’odeurs dans la cuisine: on évite les sacs qui « tournent » en deux jours, surtout l’été.
  • Une ressource locale: le compost peut servir au jardinage urbain, aux bacs, aux pieds d’arbres (selon les usages autorisés).
  • Un geste collectif: sur un site partagé, on échange des conseils, on apprend, on améliore les pratiques.
  • Moins de transport et d’incinération: une partie des déchets ne part plus dans le circuit le plus lourd.

À la Part-Dieu, ce dernier point parle souvent à tout le monde: quand on peut traiter au plus près ce qui vient de nos cuisines, on réduit le volume qui traverse la ville. Moins de distance parcourue, c’est moins de camions qui transitent pour évacuer ces déchets.

Ce qu’on met au compost, ce qu’on évite, et comment faire simple quand on débute

Quand on démarre, la question revient toujours: « Est-ce que ça va au compost ? » Pour rester efficaces, nous conseillons une méthode simple, sans se perdre dans des cas très rares.

La règle de base, pour un composteur de quartier comme pour un composteur individuel, tient en une phrase: alterner des apports humides et des apports secs. Les humides apportent l’eau et l’azote (épluchures, restes végétaux), les secs apportent le carbone et la structure (broyat, feuilles mortes, carton brun). L’équilibre limite les odeurs et les moucherons.

En pratique, pour un bioseau d’appartement (5 à 10 litres), on peut viser un repère facile:

  • à chaque dépôt d’épluchures, ajouter une poignée de matière sèche,
  • si les apports sont très humides (restes cuits, fruits très mûrs), ajouter deux poignées,
  • éviter les morceaux trop gros, un coup de couteau suffit, sans chercher la perfection.

Pour se caler sur des consignes locales et des exemples concrets, vous pouvez consulter un guide de terrain comme le guide du compost à Lyon, qui décrit les catégories de déchets alimentaires et le parcours de valorisation sur le territoire. Le fonctionnement d’un composteur partagé obéit à ses propres règles que les référents de chaque site ne manqueront pas de vous préciser lors de votre arrivée à l’association.

Les bons apports, cuisine et maison, et les erreurs fréquentes

Dans un composteur partagé, les consignes sont affichées sur site. Elles peuvent varier selon l’organisation, la présence de broyat, et le type de suivi. Quand on a un doute, on se cale sur les règles du site et surtout… on demande aux référents — les habitants en charge de la supervision du composteur.

Pour démarrer, les apports généralement acceptés (en petites quantités, et si le site les autorise) sont:

  • épluchures de fruits et légumes,
  • marc de café, filtres en papier,
  • sachets de thé (sans agrafe, et selon le type de sachet),
  • coquilles d’œufs (écrasées, ça aide, c’est important !),
  • fleurs fanées (si les tiges sont épaisses, les couper),
  • carton brun déchiré (sans plastique, sans couche brillante).

À l’inverse, beaucoup de sites partagés demandent d’éviter, ou de limiter fortement, ce qui attire les nuisibles ou déséquilibre le bac, et ces déchets là trouveront leur place dans d’autres solutions comme les bornes pour certains :

  • viande, poisson,
  • produits laitiers,
  • grandes quantités de gras et de sauces,
  • etc.

Sur ces points, il n’y a pas de réponse unique. Un site bien structuré peut accepter plus de choses, un autre préfère rester sur un flux simple. Pour aller plus loin sur la qualité du compost issu de déchets alimentaires et ses usages, nous pouvons aussi nous appuyer sur une ressource spécialisée, comme ce guide pratique sur le compost de déchets alimentaires proposé par Agribio et la Métropole de Lyon.

L’équilibre “humide et sec” qui évite les odeurs et les moucherons

Le « sec » n’est pas un bonus. C’est l’outil de base pour garder un compost aéré. Le broyat de bois est souvent le plus efficace, car il crée des vides d’air. Le carton brun fait bien le travail, surtout en appartement. Les feuilles mortes conviennent aussi, si elles sont disponibles et sèches. Sur nos composteurs, nous utilisons toutes ces solutions, avec une préférence pour le broyat que la Métropole met à notre disposition quand nécessaire, ou les feuilles mortes quand vient l’automne.

Lors des dépôts, un repère simple : une poignée de sec après chaque apport humide. Ce geste seul règle beaucoup de problèmes.

Si ça sent mauvais, on agit sans attendre :

  • ajouter du sec,
  • mélanger légèrement la couche du dessus,
  • vérifier que le couvercle ferme correctement (sur un site partagé, on referme toujours).

Si c’est trop mouillé (aspect pâteux, jus au fond), on corrige avec plus de carton brun, ou du broyat si le site en met à disposition. Si c’est trop sec (tout reste « intact »), on ajoute des apports humides, en évitant de tasser.

Astuce simple en appartement, surtout quand on a peu de place : un petit seau avec couvercle, avec un peu de carton au fond. On vide souvent, idéalement tous les deux à trois jours en été. On limite ainsi les odeurs, et on garde une routine facile.

Mini checklist, nos bons réflexes de départ :

  • On a un petit contenant fermé près du plan de travail.
  • On va déposer régulièrement, sans stocker plus d’une semaine.
  • On ajoute bien de la matière sèche carbonée à chaque dépôt.
  • On évite les gros morceaux et les liquides.
  • On respecte bien les consignes affichées sur le site.

Comment participer au compostage à la Part-Dieu, chez nous, en site partagé, ou avec les bornes de la Métropole

Dans le quartier de la Part-Dieu, nous avons plusieurs façons de trier nos déchets alimentaires. Le choix dépend surtout de la distance, de nos habitudes, et de l’accès à un site.

Trois options coexistent:

  • le compostage individuel, si on dispose d’un petit extérieur (cour, jardin partagé privé, terrasse bien adaptée),
  • le compostage partagé de quartier, géré par une association comme la nôtre, avec un suivi et des apports de matière sèche,
  • les bornes de la Métropole, accessibles sur l’espace public.

Nous insistons sur un point: les bornes métalliques mises en place par la Métropole sont complémentaires. Elles peuvent rendre service quand on n’a pas de composteur partagé proche, en dépannage, ou selon nos contraintes d’horaires. Elles ne remplacent pas, à elles seules, la dynamique d’un site partagé, mais elles ouvrent une possibilité de tri à plus grande échelle, nos composteurs n’ayant pas vocation, ni la possibilité, de digérer tous les déchets organiques de la ville !

Pour repérer une borne proche et vérifier le fonctionnement, la Métropole met à disposition une carte, trouver une borne à compost. Et pour répondre aux questions pratiques (types de bornes, déchets acceptés, collecte), la page réponses sur les bornes à compost apporte des précisions utiles.

Côté association, la préinscription à Vol’Terre Part-Dieu est gratuite et sans engagement. Elle sert à orienter les habitants vers le composteur le plus proche de chez eux, selon les places disponibles, pour entrer dans une démarche collective qui permet de rencontrer des voisins animés par les mêmes envies.

Le compostage partagé, comment ça marche, et ce qu’on fait concrètement quand on vient déposer

Sur un site partagé, le parcours est simple, et il est le même pour tout le monde. On vient avec son bioseau, on respecte les consignes affichées, et on laisse le site propre.

En pratique, lors d’un dépôt:

  1. On vient au bac d’apport,
  2. On vite son bioseau,
  3. On ajoute une dose de broyat,
  4. On referme le couvercle correctement.

Un point d’organisation: le suivi du compost (brassage, contrôle de l’humidité, gestion des bacs de maturation) est assuré par des bénévoles formés, selon le fonctionnement du site. Chacun peut apprendre progressivement, sans obligation. Sur certains créneaux, des temps d’accueil permettent de poser des questions et de clarifier les consignes, surtout au démarrage, si nécessaire.

Le cadre est pragmatique: respect des horaires si le site en a, fermeture des bacs, absence de dépôts au sol, tri conforme. Lorsque les sites fonctionnent de manière autonome, on laisse le site comme on l’a trouvé en arrivant. C’est le respect de ce cadre qui évite les nuisances.

Bac de la Métropole, composteur partagé, ou les deux, comment choisir sans se compliquer la vie

Pour choisir, nous conseillons de rester sur des critères simples, liés à notre quotidien.

Les principaux critères:

  • la distance à pied (si c’est loin, on abandonne vite),
  • le volume de déchets alimentaires (petit volume, dépôts plus espacés),
  • l’envie de participer à la vie du site (ou non),
  • le besoin de compost pour un usage local (bacs, jardinières, jardin partagé),
  • les contraintes d’horaires et de disponibilité.

Dans les faits, beaucoup d’habitants combinent les solutions. On peut utiliser les bornes quand c’est le plus pratique, et participer au compostage partagé quand on souhaite aussi un suivi associatif, un compost géré au plus près, et un cadre collectif. Cette logique de complémentarité fonctionne bien dans un quartier dense comme la Part-Dieu.

Un dernier mot…

Le compostage, c’est la transformation contrôlée de nos matières organiques en compost, grâce à l’air, à l’humidité, et à un bon mélange. Pour démarrer sans se compliquer, nous retenons l’essentiel: trier ce qui est accepté, et appliquer la règle humide + sec à chaque dépôt, avec une poignée de broyat ou de carton brun.

À la Part-Dieu, nous avons plusieurs options, compostage individuel quand c’est possible, compostage partagé quand on veut un cadre local, et bornes de la Métropole en solution complémentaire selon nos contraintes. L’important, c’est de choisir une pratique réaliste, puis de s’y tenir, avec l’objectif de réduire le volume jeté dans la poubelle grise..

Notre prochaine étape peut rester très simple: s’équiper d’un petit contenant, faire un premier dépôt, et demander à être orientés vers le site le plus proche via la préinscription Vol’Terre Part-Dieu.

Nouvelle campagne d’adhésion 2025-2026

Les adhésions pour l’année 2025-2026, du 1e septembre 25 au 31 août 2026, sont maintenant possibles ! Si vous êtes déjà adhérent de l’association Vol’Terre Part-Dieu, merci de vérifier vos emails : une communication vous a été adressée ce 30 août avec un lien vous permettant de renouveler votre adhésion !

Si vous souhaitez nous rejoindre, c’est le moment : nous avons de la place sur les quatre composteurs de l’association, ainsi qu’au jardin partagé. Nous vous invitons à prendre contact avec nous pour plus d’information, ou a compléter notre formulaire de demande de préinscription.

Bonne rentrée à tous !

Le Vol’Terre en vidéo dans un reportage du PASSE Jardins

Le PASSE Jardins, association qui rassemble toutes les initiatives de jardinage de la région Auvergne Rhône-Alpes, a proposé à l’association Vol’Terre Part-Dieu de participer à une nouvelle série de reportages consacrée à des jardins de la Métropole.

C’est avec grand plaisir que nous avons accepté cette proposition et répondu favorablement à cette invitation : profitant d’une météo déjà clémente en juin 2022, nous avons joué au jeu des questions-réponses et vous pouvez découvrir le fruit de cette après-midi dans le reportage mis en ligne vendredi par Le PASSE Jardins sur sa page Facebook et sur son compte Instagram :

Vous pouvez aussi retrouver cette vidéo sur notre page Facebook.

Merci à l’équipe du PASSE Jardins d’avoir retenu notre jardin dans le cadre de sa nouvelle série de reportages — on a hâte de découvrir les secrets de jardiniers des autres jardins participants, et merci aux adhérents de l’association qui étaient disponibles pour le tournage !

Retournement au Composteur Briand

Situé sur le square Aristide Briand dans le 3e arrondissement de Lyon, les usagers du composteur Briand étaient invités le vendredi 22 avril à prendre part à une opération de retournement.

Le retournement consiste à transférer le contenu d’un bac à l’autre

Quelques coups de pelle et de fourche plus tard, le compost le plus mûr a été sagement confiné dans le bac le plus à droite, pour libérer l’espace permettant de procéder au retournement du bac de dépôt.

Pour mener à bien cette opération, nous avons sollicité l’aide d’adhérents de l’association participant à l’un des cinq autres composteurs de l’association : un grand merci à eux pour leur disponibilité en cette période de vacances scolaires !

Merci à l’équipe mobilisée autour de cette opération qui s’est comme toujours conclue par un moment convivial, l’occasion de partager un temps collectif bienvenu après l’effort !

Vous habitez dans le quartier et souhaitez composter autrement ? En compostant dans un composteur de quartier, vous réduisez nettement la taille de votre poubelle grise… et vous participez à un projet collectif en rejoignant les dizaines de foyers participants. En plus, au bout de quelques mois, vous pourrez récolter le fruit de vos apports hebdomadaires pour nourrir vos jardinières et ainsi permettre à vos plantes de s’épanouir naturellement ! Rejoignez vous aussi le composteur Briand… ou l’un des cinq autres composteurs de l’association ! Merci de vous pré-inscrire ici, nous reviendrons très bientôt vers vous pour vous proposer une place parmi nous !

Le plein de matière sèche

Mercredi 13 avril, la Métropole organisait une distribution de matière sèche, les Courses au broyat, pour cette fois en plein coeur de notre arrondissement, place des Martyrs de la Résistance : une belle occasion pour notre association de faire le plein de la précieuse matière sans avoir à traverser toute l’agglomération.

Un tas imposant à faire disparaître 🙂

Et c’est la raison pour laquelle nous avons sollicité les adhérents de l’association pour participer à cette opération : ce sont pas moins d’une quinzaine d’adhérents qui s’est relayée, sur deux créneaux en milieu puis fin de journée, pour réaliser l’opération.

Avec une équipe mettant la matière sèche en sac, une autre assurant les rotations en voiture vers les composteurs de l’association, l’imposant tas disponible a disparu de la place des Martyrs de la Résistance en moins d’1h30 !

De larges sourires, mais ce n’était que le début !

La participation des 15 adhérents, avec 5 voitures, 30 sacs et divers outils ont permis de venir à bout de la quantité de matière disponible. Cela a permis de réapprovisionner tous les composteurs de l’association qui vont désormais pouvoir composter sereinement pendant plusieurs mois. La matière sèche est un élément indispensable de la pratique du compostage, mais parfois un peu difficile à trouver quand on en a besoin !

A l’issue de cette imposante opération collective, les derniers courageux ont pu partager un petit moment convivial pour se remettre de toutes ces émotions !

Si vous souhaitez composter avec nous, n’hésitez pas à nous faire part de votre envie de nous rejoindre : 6 composteurs vous accueillent et vous pouvez vous pré-inscrire ici.

Et hop : 1h30 plus tard, plus rien !

Nouveau retournement le 1e novembre 2020

Les référents du composteur Voltaire organisent le dimanche 1e novembre 2020 à 14h30 une opération de retournement du bac de dépôt du composteur Voltaire.

Un email a été envoyé à tous les adhérents pour connaître les disponibilités des uns et des autres, merci de vérifier qu’il ne se cache pas dans les spams !

A l’occasion de ce retournement, nous procéderons également à une petite opération d’entretien, et à la récupération de matière sèche pour repartir sur de bonnes bases dès la permanence suivante.

D’ici là, nous vous rappelons que tout ne se composte pas, et attirons votre attention sur ce rappel des bonnes pratiques, suite à la découverte d’un dépôt 100% incompatible ces jours-ci…

Merci pour votre mobilisation dimanche prochain !

Des Clermontois bien inspirés

Un collectif d’habitants de Clermont-Ferrand a rendu visite à plusieurs sites de compostage de la Métropole pour comprendre comment fonctionne un composteur. Au programme, après un passage dans le 8e arrondissement, une visite du composteur Voltaire avec un pique-nique au jardin partagé La Pinède, en présence de référents du composteur Voltaire pour un temps d’échange aussi convivial qu’efficace !

Une équipe hyper motivée va ouvrir son composteur à Clermont-Ferrand !

Désireuses d’en savoir plus sur le fonctionnement d’un composteur, c’est avec plaisir que Marie-Philippe, Elodie et Xavier ont accueilli ces habitantes de Clermont-Ferrand dans l’idée de partager leur expérience. Il faut dire que le site de Voltaire est ouvert depuis 7 ans déjà, et qu’on a donc vu passer quelques tonnes de déchets organiques depuis l’ouverture du site !

Le projet en cours de création sur Clermont se situera dans un nouveau quartier en cours de réhabilitation sur lequel l’implication des habitants est soutenue par la mairie et par la métropole. C’est à ce titre qu’à la maison de quartier, une commission Nature a vu le jour : les membres de cette commission s’intéressent de près à la question du compostage urbain et avaient de nombreuses questions à poser sur la création d’une association, ses statuts, le fonctionnement d’un composteur, le principe de permanence, la recherche de matière sèche… Autant de problèmes auxquels nous nous sommes déjà frottés et auxquels nous nous confrontons parfois encore !

Le groupe, à l’issue de ce pique-nique sur La Pinède, a ensuite découvert le composteur (plein) de Voltaire, l’occasion de découvrir concrètement ce que cela veut dire, composter ! Une rencontre pleine d’énergie, au cours de laquelle on a pris beaucoup de plaisir à échanger autour d’un sujet qui passionnait l’ensemble des présents, avec l’idée de se retrouver à Clermont à l’occasion de l’inauguration, dans quelques mois !

Ouverture du composteur Sainte Marie Perrin

Et de six ! Bienvenue aux 70 foyers qui, depuis le mardi 6 octobre 2020, peuvent composter au tout nouveau composteur Sainte Marie Perrin, installé le long du square, sur la rue Paul Bert. L’ouverture du composteur a eu lieu dans des conditions sanitaires strictes, avec l’aide de la Métropole de Lyon, qui finance la fabrication des bacs, leur installation dans l’espace retenu, et le suivi avec l’aide de la structure Compost’Elles représentée par Annie Gauthier.

Une trentaine de participants pour la session d’ouverture du composteur Sainte Marie Perrin. Welcome !!!

Le mardi 6 octobre, près d’une trentaine de foyers était représentée, rassemblée dans le respect des contraintes sanitaires (port du masque, distanciation physique), pour découvrir les rudiments du compostage. Ce composteur est le 6e composteur porté par l’association Vol’Terre Part-Dieu, et est dimensionné pour permettre à 70 foyers de composter, chaque semaine, leurs déchets organiques.

En rose, on ne peut pas la manquer : Annie Gauthier de Compost’Elles explique comment fonctionne un composteur !

Ce nouveau composteur est accompagné par plusieurs référents, parmi lesquels certains ont pu bénéficier d’une formation, assurée par une association appelée Trièves Compostage : autant dire qu’avec toutes ces mesures, on se sent bien accompagné !

Les premiers apports sont analysés par Annie pour bien faire comprendre les bonnes pratiques du compostage.

Si vous souhaiter rejoindre les habitants en mesure de composter leurs épluchures lors des permanences hebdomadaires, n’hésitez pas à compléter notre formulaire d’inscription à la liste d’attente : nous vous contacterons dans quelques semaines/mois, quand une place sera disponible. Ne tardez pas : le nombre de foyers en liste d’attente nous aide à anticiper la demande pour envisager d’ouvrir de nouveaux sites dans le même quartier.